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Médiation clownesque et maladie d’Alzheimer : créer une bulle de joie

Face à la maladie d’Alzheimer, les mots finissent parfois par s’effacer. Pourtant, les émotions, elles, restent intactes. C’est dans cet espace précieux que j’interviens. La clownerie en milieu de soin n’est pas un spectacle frontal, c’est une rencontre d’âme à âme.

Photo d'Anita le clown sur scène avec mamie déguisée en espagnole

Pourquoi le personnage du clown est-il une clé ?

Le clown est « hors cadre ». Il ne demande rien (contrairement aux soins ou aux tests de mémoire).

  • La posture d’échec : Le clown est maladroit, il se trompe. Cela déculpabilise le résident qui se sent souvent en échec face à sa mémoire.

  • Le masque du nez rouge : Il focalise l’attention et signale que nous sommes dans un espace de jeu et de sécurité.

La communication non-verbale : au-delà des mots

  • Le regard et le toucher : Une main posée, un regard soutenu et bienveillant pour recréer du lien.

  • La musique et les objets : L’utilisation de chansons d’époque ou d’objets sensoriels (plumes, ballons) pour stimuler la mémoire sensorielle.

Les bénéfices observés : la "bulle de joie"

  • Un visage qui s’éclaire et se détend.

  • Une personne apathique qui se met à fredonner ou à esquisser un geste de danse.

  • La diminution de l’agitation après le passage du clown.

Une intervention en accord avec les équipes soignantes

Mon intervention vient en complément du projet de soin. Chaque visite est préparée avec les soignants pour respecter l’état de fatigue et la sensibilité de chaque résident.

Parce que chaque sourire décroché est une victoire sur la maladie…

Des résidents qui s’expriment alors qu’on les entendaient pas avant, une mamie qui chante une ancienne chanson;
Des sourires, un lâcher prise.

Photo d'Anita le Clown faisant un bisou a une mamie dans un parc